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vendredi 31 décembre 2010

Prédictions du Gartner sur la BI (V)

Prediction # 5 : By 2012, one-third of analytic applications applied to business processes will be delivered through coarse-grained application mashups.


Le Mashup comme architecture BI ?
Pour le wiki, le mashup " is a web page or application that uses and combines data, presentation or functionality from two or more sources to create new services. The term implies easy, fast integration, frequently using open APIs and data sources to produce enriched results that were not necessarily the original reason for producing the raw source data. The main characteristics of the mashup are combination, visualization, and aggregation. ". J'en étais resté au mashup comme une sorte d’agrégateur de sites webs... et la définition du wiki nous parle de sources de données, de résultats enrichis, de combinaisons et de visualisation.... Bref, on dirait du décisionnel ! 


A un détail près... d'un point de vue architecture, on ne parle pas de mettre toutes les informations dans un dataware... Le mashup, c'est prendre la source là ou elle est et que la valeur de l'application tient dans la combinaison d'information de sources différentes que l'on visualise dans un portail unique !! 


C'est clairement une vision centrée sur l'usage ou l'intérêt de rapprocher des informations et non sur : "mettons toutes les données dans un dataware... cela nous sera forcément utile" ^^


L'analyse des processus... une BI à inventer ?
Il me parait vain de penser que les outils BI "classiques" pourront permettre l'analyse des processus et de citer quelques raisons :
- Un processus est un objet complexe à analyser : il a des variantes, il va s’exécuter un grand nombre de fois et très rarement de façon uniforme... une étape défaillante peut avoir une cause en amont du processus et chaque occurrence du processus va compter si votre exigence de qualité est 100%.
- L'analyse des processus ne sera pas très pertinente via tableaux, camemberts ou courbes. Il faudra forcément revoir les restitutions en commençant par représenter le processus par exemple.
- Un processus, on fait du monitoring... un reporting mensuel à posteriori vous sera d'une faible utilité. Il y'a donc de fortes chances que le temps réel soit un exigence incontournable. 


Quand on pose tout cela, le mashup est une partie de la réponse mais il faudra aussi regarder du coté de la data visualisation ou encore des méthodes qualités. J'y vois pour ma part un grand avenir à ce domaine !



mercredi 29 décembre 2010

Prédictions du Gartner sur la BI (IV)

Prédiction # 4 : In 2009, collaborative decision making will emerge as a new product category that combines social software with BI Platform capabilities.


Le collaboratif ?
Microsoft a fait une étude sur les usages des technologies au travail (ici - première ligne). Il y'a un schéma particulièrement intéressant sur l'évolution des outils utilisés.


1 - On voit une accélération du nombre d'outils à partir de 2005 !
2 - Ils viennent s'ajouter et non encore remplacer des outils "traditionnels" qu'étaient l'intranet, l'email, la suite bureautique
3 - Beaucoup des "nouveaux outils" sont dans des usages encore faibles.

Il faut être persuadé même si cela va prendre du temps qu'une "plateforme d'outils" collaboratifs va émerger parce qu'aujourd'hui on fait tout avec sa messagerie et que l'on a atteint un niveau de saturation complet (je met ici un article qui prédit le déclin de la messagerie).  Et de voir certaines pratiques naissantes :

- La messagerie instantanée va commencer à remplacer les fils de discussion par mail
- Les blogs et wiki vont permettre à des communautés de partager sans passer par le mail
- Les workflow à la demande par les utilisateurs remplaceront les validations demandées par mail
- Les mysite (site personnel) peuvent remplacer l'échange de document par mail.

Et la BI dans tout cela ?
Ce qu'il faut comprendre de la prédiction du Gartner, c'est qu'une nouvelle forme de BI va commencer à émerger - Une BI qui aura les caractéristiques suivantes :
- Totalement intégré dans cette fameuse plateforme d'outils collaboratifs (pas un outil spécialisé à coté qui ne ferait que cela - voir mon article ici)... on ne saura même plus que c'est de la BI !
- Très facile d'usage à l'image des outils dits web 2.0... c'est de l'information pas un outil d'analyse !
- Où la publication et le partage des informations au sein de sa communauté est facilitée - un tableau un graphique dynamique en lien avec votre base de données que vous positionnez dans un site via des widgets ou webparts

Cette BI là va devenir un sujet en soi - elle touche d'ailleurs un public beaucoup plus grand que le public BI actuel - Elle n'est plus l'affaire d'utilisateurs experts ou spécialistes...

Un exemple ?
Prenez la page "foot" de Yahoo sports (ici)... Vous y voyez des news, des blogs d'experts et même un sondage - On est clairement dans du web 2.0 !
Regardez maintenant en bas à droite le classement de la ligue 1 de football - Vous avez le classement par points mais aussi la meilleure attaque, la meilleure défense... Vous pouvez voir le classement par buteur. C'est de cette forme de BI là dont parle le Gartner que l'on doit retrouver dans les entreprises comme une nouvelle catégorie de produits !

vendredi 24 décembre 2010

Prédictions du Gartner sur la BI (III)

Prediction # 3 : By 2010, 20 per cent of organisations will have an industry-specific analytic application delivered via SaaS as a standard component of their BI portfolio 

Prédire l'émergence du SaaS n'est pas une surprise en soi mais c'est le commentaire qui est très intéressant.

"Information aggregators will increasingly rely on SaaS to deliver domain specific analytic applications built from industry data they collect and shift the balance of power in the BI platform market in their favour."


Information Aggregators ?
Nielsen, Thomson Reuters, Bloomberg ou IMS Health sont des "information aggregators"... Si vous allez sur le site de Nielsen, ils se présentent comme un "intégrateur d'information" afin de permettre à leurs clients de mieux connaître leurs marchés ou clients. 


Analytic applications built from industry data they collect
Pour vous donner la richesse des informations disponibles sur Internet, je vous conseille ce lien.
 C'est le site institutionnel d'Orange - Il y'a un fichier Excel assez étonnant où l'on trouve les KPI du groupe... Vous avez ainsi le nombre de clients trimestre par trimestre depuis 2008. Le challenge des information aggregators sera de transformer toute cette information en une base de données exploitables et pouvant s'intégrer à un dataware en mode... Saas ! C'est clairement dans le prolongement du billet que j'avais consacré à l'intervention de Shawn Rogers (ici) où l'on parle du mode SaaS mais surtout du Social Media Analytics qui permet d'analyser par exemple l'opinion de vos clients ou non clients sur les produits.


Shift the balance of power in the BI platform market in their favour
J'en reviens à la définition même de "Business Intelligence"... Peut être que l'intelligence de votre business ne réside pas seulement dans les informations que vous possédez mais peut être dans celle qui est à l'extérieur (réseaux sociaux, information financière, etc.)...  Pour ma part, j'ai toujours été étonné de voir aucune information de la concurrence dans les dataware... A méditer sur 2011 !


Edit 29/12 - Un petit lien vers la société Scores et Décisions ici qui est exactement la description du point ci-dessus.



jeudi 23 décembre 2010

Prédictions du Gartner sur la BI (II)

Prediction # 2 : By 2012, business units will control at least 40 per cent of the total budget for BI


" Business users have lost confidence in the ability of IT to deliver the information they need to make decisions"...
C'est enfoncer plusieurs portes ouvertes que de dire cela.... Pour avoir "joué dans les deux camps"... La seule chose que je peux dire est que rien de "grand" ne pourra être fait l'un sans l'autre. Ce n'est pas un problème d'organisation (le fameux MOA-MOE français), c'est un problème de logique d'équipe qui travaille ensemble avec des compétences qui sont complémentaires pour une ambition commune. Les Business users pourront bien contrôler 40% des dépenses BI... Ma prédiction  est qu'il n'en sortira rien et que le taux d'échec - le vrai problème - sera tout aussi élevé que les projets menés par l'IT ^^

"IT organisations can overcome this by encouraging business units to use existing assets and create standards for purchasing classes of packaged analytic applications that minimise the impact of isolated function"
Cela va être difficile de transformer tous les business users en "canards" tous identiques... utilisant le même outil ! La plateforme unique, c'est s'organiser selon "ses contraintes"... et pas celles de ses utilisateurs... C'est aussi la définition même d'une bureaucratie. Si on regarde les raisons du pourquoi les utilisateurs font leur propres choix en matière d'outils BI, on tombe toujours sur les deux mêmes : la facilité d'usage et l'innovation ! Je ferai un post "avant / après" sur comment gérer une multitude d'outils BI.

mercredi 22 décembre 2010

Prédictions du Gartner sur la BI (I)

En cette fin d'année, c'était intéressant de revoir les prédictions du Gartner sur la BI. D'autant que ces prédictions datent de début 2009 - Elles sont donc "vieilles" de 2 ans maintenant. Ces prédictions sont au nombre de 5.... commençons par la première.

Prediction # 1 : Through 2012, more than 35 per cent of the top 5,000 global companies will regularly fail to make insightful decisions about significant changes in their business and markets.


Vous avez dit crise économique ?
Si j'en crois tous les acteurs de la BI que je croise... c'est pas vraiment la crise économique ! Et certains de m'expliquer que justement avec la crise économique, beaucoup d'entreprises renforcent leurs outils BI. Lors du Teradata User Group à Paris en décembre dernier, le président de Teradata France a fait une "drôle" d'introduction en nous expliquant que tous les acteurs réunis dans la salle devaient voir l'avenir de façon... radieuse ! 

Et pourtant...
Le Gartner accompagne sa prédiction avec le commentaire suivant : “IT leaders in companies with a strong culture of information-based management should create a task-force to respond to the changing information and analysis needs of executives,”... Une façon politiquement correct d'expliquer que très clairement que "l'executive" dans les entreprises ne disposent de toutes les informations nécessaires pour prendre les bonnes décisions... Et j'y crois, c'est la réalité du terrain... Plusieurs fois cette année, je me suis retrouvé en face de dirigeants qui avouaient n'avoir pas l'information nécessaire sur des sujets critiques... malgré les investissements BI!


"Selon KPMG, la moitié des projets BI ratent leur cible..." 
Le Grand BI faisait un billet sur ce sujet (ici)... Il y'a une autre façon d'interpréter le fait que tous les acteurs BI soient aujourd'hui dans une période faste économiquement... C'est le signe que tout ce qui a été fait jusqu'à présent est loin d'avoir répondu aux attentes ! L'innovation technologique peut encore porter des nouveaux projets... mais un financier un jour posera la question du ROI sur le fait d'entasser des informations dans un dataware utilisé par une toute petite minorité et qui ne permet pas aux "executives" de prendre les bonnes décisions...

Si vous me demandez les orientations 2011 de ce blog, une grande place sera donnée à la BI orientée résolution de problème, la BI créatrice de valeur et de s'interroger sur quelle BI pour les dirigeants.

Location Intelligence

Location Data + Business Intelligence = Location Intelligence

"Location Intelligence is the capacity to organize and understand complex phenomena through the use of geographic relationships inherent in all information. By combining geographic- and location-related data with other business data, organizations can gain critical insights, make better decisions and optimize important processes and applications. " (Wiki).

Ce n'est pas nouveau... depuis le début, il y'a toujours des démos de la part des éditeurs BI qui combinaient des cartes et des données ! En revanche, je ne me rappelle pas d'un retour client ou de success story. Et pourtant...

Toutes les entreprises concernées ?
Si vous vous trouvez dans l'un de cas de figure, le sujet devrait forcément vous intéresser :
- Vos marchés actuels ou futurs sont liés à des zone géographiques et vous cherchez à examiner le "potentiel" d'une zone géographique (population, concurrence, ) versus votre présence actuelle.  
- La notion de couverture géographique de vos ressources est clé dans le succès de votre entreprise (force commerciale, boutiques, logistique, service client et SAV, etc...).
- Votre organisation est par zone géographique et le suivi et le benchmarking des indicateurs de performance est un outil de pilotage de l'entreprise.

Franchement, je n'ai pas trouvé d'entreprises qui ne soient pas concernées... 


Le schéma ci-dessous résume assez bien l'intérêt... d'une simple carte, on y ajoute la démographie, les territoires (votre organisation), votre niveau de présence et celui de la concurrence !

Vous me direz... J'ai déjà les données dans mes rapports par zone géographique... Et de vous livrer 5 bonnes raisons d'investir dans ce type de solution :

1 - L'information à l'adresse devient... exploitable
L'information à l'adresse postale dans un tableau, cela n'a pas beaucoup de sens mais sur une carte... et en plus vous allez hériter de toute l'information département, région, pays sans rien faire ! 

2 - Des regroupements à l'oeil nu 
Mieux encore, vous pourrez voir des "zones" se former... Par exemple, tous vos clients ADSL ont fait une requête sur leur boitier... Vous pourrez optimiser l'intervention sur site en voyant les incidents par "zone" et envoyer un seul technicien sur site !

3 - La superposition des couches
Vous avez vu le graphique ci-dessus... dans un tableau, cela serait totalement confus d'y mettre la démographie et votre présence... sur une carte, c'est tout à fait lisible... que ce soit pas des zones couleurs (densité) ou des icônes. 

4 - Près de... Loin de

C'est quelqu'un qui travaille avec moi qui m'a soufflé ce point - Dans un tableau, vous verrez les régions, les villes... mais ce qu'apporte la carte, c'est de voir cette notion de "près de... loin de". Vous verrez ainsi si deux villes sont éloignées l'une de l'autre - c'est une information en plus que l'on ne peut pas représenter dans un tableau. La carte apporte "naturellement" une information de plus.

5 - Le calcul des distances en reliant des points par un trait.
Je crois que DHL est capable de vous donner les "étapes" d'un colis... cette information sous forme de tableau gagne d'un coup une autre visibilité quand elle est représentée sur une carte avec un trait qui relie les différentes étapes avec pour chacune le jour concerné. Vous pouvez voir d'un coup le délai versus la distance parcourue !

Quand on met tout cela bout à bout, ce n'est pas étonnant de voir plus d'applications de "Location Intelligence" ?

PS : Si vous me demandez quelle est la meilleure application décisionnelle du monde... quelque chose qui est en temps réel, capable d'exploiter plein de données très rapidement et qui vous guide à prendre les bonnes décisions... 


lundi 20 décembre 2010

La boite de Pandore...

Petite pause dans la publication de billets mais pour tout dire, je suis en plein doute ! La faute au monsieur de droite... Il s'appelle Shawn Rogers - c'est un éminent analyste avec un cv long comme une soirée d'hiver... Il était de passage au forum Decideo où il a présenté deux sujets : le SaaS et le Social Media Analytics.

1 - Social Media Analytics ou pourquoi Facebook vaut 33 milliards !
L'analytique des réseaux sociaux... et Shawn Rogers de nous proposer une définition " Leveraging the data from social media and networking sites into enterprise systems to better serve customers and processes ". Oui, vous avez bien lu... avec l'analyse des réseaux sociaux, vous allez pouvoir améliorer la satisfaction client et vos processus ! Et de nous expliquer que l'analyse des réseaux sociaux va permettre de capter l'opinion des personnes, connaître leur géolocalisation (facebook sur un mobile, c'est quelque chose !), leurs activités ou comportement, les contenus qu'ils gèrent (photos et vidéos) et surtout les relations qui existent entre ces personnes !

Mais comment accéder à ces informations me direz-vous... la réponse est simple et tient en trois lettres : API. C'est à dire un petit programme informatique qui va permettre d'interroger l'énorme base de données de Facebook, Twitter et autres géants des réseaux sociaux !!

Vous doutiez de l'avenir financier de Facebook, de penser qu'ils nous mettraient de la publicité partout pour rentabiliser leur audience... Le jour où Facebook vendra l'accès à sa base de données... le monde tremblera ! Et à commencer par les instituts de sondage totalement dépassé avec leur questionnaire sur 1 000 personnes... mais peut être également votre superbe Dataware avec des données client absolument ridicule au regard de la base de Facebook qui elle peut aussi vous éclairer sur la concurrence et vos "non-clients" !!

2 - Mais comment traiter toutes ces informations ?
Je reprend les chiffres données par Shawn Rogers lors de sa présentation... Twitter, c'est 150 millions de personnes et 90 millions de messages par jour... Il va être difficile de traiter tout cela sur votre serveur d'entreprise. Et là, il faut se rappeler du premier thème traité par Shawn Rogers... le SaaS ! 

Disons le tout net... s'il faut des capacités énormes pour traiter ces informations, il y'a de fortes probabilités que des sociétés préféreront aller voir des sociétés de services qui mettront à disposition le résultat. D'autant que vous l'aurez compris, ces données sont.... extérieurs à l'entreprise concernée !

Le Data As A service pourrait dans le contexte où l'analyse des réseaux sociaux serait au coeur de l'analyse client comme une réponse évidente !

3 - Ouvrir la boîte de Pandore ?
Jusqu'à présent, la Business Intelligence c'était quoi ? Collecter les données au sein de vos différents systèmes d'information afin de mieux comprendre votre business, vos clients et vos processus.... Si les données qui vous permettent cela ne sont plus dans vos systèmes d'information et que de plus pour traiter une telle volumétrie, il vous faudra passer par des acteurs spécialisés... Cela pourrait changer totalement la donne de la Business Intelligence en entreprise !! Je ne parle pas du reporting et du pilotage de votre activité mais je parle de l'énorme entrepôt de données qui contient les données très fines de vos clients et où les investissement ont été conséquents. Et où et je me répète... vous n'avez "que" vos données clients et pas celle de la concurrence par exemple.

Et je me dis que je ne serai pas étonné de voir "surgir" dans ces prochaines années des sociétés de Business Intelligence d'un genre totalement différent avec des services comme :
- un dataware client à partir des données de réseaux sociaux 
- des capacités de traitement de ces données grâce à une plateforme technique adaptée payable à la seconde de traitement
- des représentations graphiques adéquates pour visualiser toutes ces données
- des études sur la perception de votre nouveau produit 
- etc...

Quand je vous dis qu'il m'a "perturbé" avec sa présentation !!

mercredi 15 décembre 2010

StoryTelling... et la BI

Le StoryTelling (cf la définition de Wikipedia) est une méthode utilisée en communication basée sur une structure narrative du discours qui s'apparente à celle des contes et des récits... Selon Steve Denning qui a théorisé le Storytelling en communication aux États-Unis et qui en est le représentant le plus connu, on se basait traditionnellement sur une trilogie "reconnaissance d’un problème / analyse / préconisation d’une solution". Cette façon de voir a désormais atteint ses limites avec le public moderne, souvent très blasé par rapport à la communication classique. Le Storytelling lui substitue une nouvelle trilogie : "capter l’attention / stimuler le désir de changement / et (dans un dernier temps seulement), emporter la conviction par l’utilisation d’arguments raisonnés"

Le projet Crescent de Microsoft est un nouvel outil décisionnel qui devrait permettre de faciliter le storytelling à partir de données BI. Je vous conseille l'excellent article de Philippe Nieuwbourg (ici). Il explique notamment que Powerpoint est incontournable... totalement d'accord avec cela (cf mon post sur l'art de la présentation).

C'est assez en concordance avec des fonctionnalités de navigation que l'on voit dans des outils BI qui n'existaient pas encore il y'a deux ans... Une revisite de ces fonctionnalités sous un angle "storytelling".

La fonction Précédente - Suivante
Classique dans un browser internet, elle peut être utilisée pour avancer - reculer dans une "ligne temporelle"... vous avez sélectionner tout d'abord une année... un trimestre... un deuxième et ainsi de suite... jusqu'à l'année suivante. Avec ces deux boutons, vous pourrez ainsi naviguer très facilement dans cette succession de sélection pour raconter une histoire ou une évolution.

La gestion des favoris
Toujours hérité du browser internet, cette fonction peut être une vue comme un "chapitre" de chaque histoire... Vous ne suivez plus une ligne mais vous passez d'un "chapitre" à un autre de l'histoire. Chaque "favori" correspond au résultat d'une sélection particulière qui permet de zoomer sur une "découverte" ou une situation à mettre en valeur.

La gestion des feuilles
Imaginer que ce ne sont plus des feuilles ou onglet... mais la scène ou décor particulier de l'histoire... Votre décor va être composé de certains objets graphiques qui vont avoir une fonctionnalité ou un rôle particulier dans l'histoire. En passant d'une feuille à une autre... ce sont les mêmes données ("acteurs") mais vus dans un décor différent... Je bénis celui qui a eu l'idée de pouvoir charger n'importe quel image en fond de la feuille dans un outil BI... L'imagination devient la seule limite à la personnalisation de votre application !

PS : un dernier mot ou plutôt un livre sympa sur le sujet par Steve Denning (le référant sur ce sujet) ici

jeudi 2 décembre 2010

NO SQL !

7 raisons de s'y intéresser

NoSQL (« Not Only SQL ») est une technologie relative aux bases de données, qui a émergé à partir du printemps 2009. Le terme se réfère au stockage non relationnel de données en vue d'améliorer les bases de données dans une direction nécessitant une évolutivité horizontale. NoSQL tente de répondre à cette exigence.

1 - C'est ce type de base de base de données qui est utilisé par Facebook, Twitter... On va dire qu'ils ont "un peu de volumétrie" (voir Cassandra ici) mais aussi par Google, Amazon et autres grands acteurs du web qui génèrent de forts volumes.

2 - Ils gèrent des quantités importantes d'information rapidement en utilisant un "cluster" de serveurs - ce partage permet vitesse et fiabilité. De façon résumé, les données sont triées et chargées en mémoire sur les différents clusters - ce qui forme un "pool" de données accessible de façon quasi instantanée !

3 - C'est open source... (testable +  pas de coût de licence initial)

4 - C'est innovant d'un point de vue marketing - ce petit coté mouvement révolutionnaire (voir ici)

5 - C'est inconnu.... 44% des directions informatiques ne connaissaient pas ces bases de données

6 - Cela tolère un modèle de données "non structurée"

7 - C'est plein de nouveaux acteurs... Cassandra, CouchDB, MongoDB, Membase... peut-être le futur Oracle se trouve dans l'un de ces 4 ;-)

Edit du 22/12 : NoSQL remplace MySQL pour le web (ici)

BI en mémoire et associatif...épisode IV - la comptabilité "associée" à d'autres modules ?

1 - SAP vs Oracle... 
Vous vous dites qu'il n'y a qu'une façon de tenir une comptabilité analytique pour analyser vos coûts et revenus... En fait, il y'a deux visions totalement opposées sur ce sujet entre SAP et Oracle (yc PeopleSoft)... La vision "américaine" repose sur une notion de clé flexible... c'est à dire qu'on va choisir le pays, le produit, la typo, etc... Ces différentes zones sont presque illimitées et totalement modulable en fonction de vos métiers ou spécificités... Tous les caractères composent cette clé qui est flexible !
Dans SAP, c'est totalement différent... vous créez des objet d'imputation analytique (le code n'est pas signifiant généralement)... et pour chaque écriture, vous sélectionnez l'objet en question. Ce n'est pas flexible au sens que vous devez à priori définir l'ensemble des objets nécessaires !

Vous allez me dire... c'est drôlement mieux la clé flexible... Pas tout à fait, en pratique, il y'a une probabilité forte que votre comptabilité analytique clé flexible soit à peu près n'importe quoi... les gens trouvant cela trop compliqué d'imputer correctement et donc tout fini souvent sur Non Applicable ou une valeur par défaut. Et puis, l'un des apports de la vision analytique de SAP, c'est le caractère hiérarchique... A une nature de coûts est associé une activité ou un projet... qui concerne une business unit... qui est rattaché à un centre de coûts... sur lequel, on a un nom d'un responsable (que l'on retrouve en standard sur tout état de comparaison budget versus réel)...


Ca ne protège pas du n'importe quoi... mais ca le freine considérablement (le bénéfice du "à priori") !  Et vous avez de façon "standard" une vision de vos coûts et revenus comme cela :
- Nature de la dépense
- Destination de la dépense (activité, projets, centre de coûts)
- la Business unit concernée
- ... un responsable !

En revanche, on va vous jeter des pierres quand il sera demandé une comptabilité analytique par produit, zone géographique, responsable commercial... et tout autre axe qui sont pertinents dans votre analyse de vos résultats (croyez en quelqu'un qui a fait souvent cet exercice "d'expliquer" SAP à un directeur financier !)... et de coller définitivement une image à SAP du "truc" pas flexible !!

2 - Associer votre comptabilité SAP avec... les autres modules !
Pour cela, vous devrez avoir votre comptabilité à la ligne d'écriture mais il vous "suffira" juste de l'associer avec par exemple votre module achat... pour toutes les lignes où le module achat est à l'origine de l'écriture  et ainsi décloisonner votre comptabilité en récupérant les informations suivantes
- Par fournisseur avec tous ses attributs,
- Une vision selon votre nomenclature achat,
- Par acheteur, contrat d'achat éventuellement,
- des quantités,
- des prix unitaires
- etc... tout ce que vous pourrait trouver dans votre module achat finalement

Vous pourrez faire de même avec votre module ventes, stocks, gestion de la production... et enrichir ainsi votre comptabilité SAP tout en gardant sa structure de base... Réconcilier ainsi vue financière et vue opérationnelle sans alourdir votre comptabilité mais en "l'associant"... et ainsi tirer le bénéfice d'un ERP intégré. Le coté BI in Memory vous permettra de faire tous les calculs à la volée que ce soit de l'agrégation ou du calcul de KPI - Vous n'aurez jamais vu votre comptabilité comme cela... pour reprendre le slogan.

J'ai remis une image trouvée sur le site de Qlikview pour le lancement de la V10... c'est la même idée déclinée sur le client.

mardi 30 novembre 2010

The future of BI is...

... dans votre Excel ^^

Et pourtant l'accroche sur Twitter était ambitieuse... "Want a glimpse into the future of ? Cool post + video on next-generation analytics "... ici


On a ensuite une vidéo avec des personnages type BD plutôt sympathiques - j'ai pas tout compris la symbolique de la grenouille ;-)



Et au bout du bout... qu'est-ce qu'on a.... de quoi va être le futur... Un superbe écran Excel 2010 !!!!




Pour une vision du futur... Je ne nie pas qu'Excel est une brique importante de toute BI - c'est la brique fondatrice... le premier dans laquelle votre BI devrait être... mais c'est une BI 1.0 - importante, incontournable mais toujours 1.0 (cf mon billet sur powerpivot.). Dans le schéma, je l'ai mise au centre mais j'ai ajouté 4 dimensions d'une BI de demain.


1 - Plus simple
Iphone.... Google... Facebook... voilà autant d'exemple de l'attente en matière de nouvelle BI si on veut qu'elle touche plus de personnes.


2 - Plus intégré
Pervasive on dirait en anglais... totalement intégré dans votre quotidien et dans vos décisions (BI mobile, intégré à l'ERP).


3 - Plus visuel
Ca ne veut pas dire plus de graphiques... mais une utilisation pertinente de la visualisation (un petit exemple de Stephen Few sur des mauvais graphiques ici)


4 - Plus analytique
Je dirais plus statistiques... avec des fonctions aujourd'hui nichées dans du datamining et qui devrait être accessible facilement.


Vous me direz qu'Excel peut faire tout cela... c'est peut être cela le problème (ou la solution)... mais c'est comme le décathlonien... bon partout, excellent nul part !



dimanche 28 novembre 2010

Louis Pion... pilote ses boutiques en temps réel !

J'inaugure une nouvelle série - l'objectif est de "compiler" tout exemple de la valeur de la BI à partir de témoignage d'entreprise ! Cet exemple est tiré du dernier numéro de Management

Louis Pion est une marque du groupe Galeries Lafayette qui propose plus de 200 modèles de montre de 20 à 200 € - c'est 165 magasins à travers la France  pour 150 M€ de chiffre d'affaires. Il est le premier distributeur de montre en France !

1 - Le temps réel... sur 10 indicateurs
Grace à un logiciel directement connecté à la caisse, il est possible de "surveiller" une dizaine d'indicateurs (CA, nombre et type de pièce vendes, ticket de caisse moyen...) depuis un PC que l'on soit au siège ou en mobilité sur un ordinateur portable !

2 - Combien ca coûte ?
150 € par mois et par caisse - soit 700 K€ par an (un peu moins de 0.5% du CA tous les ans) - A noter, que le logiciel miracle est loué (mode SaaS).

Edit 10/01/2011 : comme je vois plein de personnes venir sur mon site pour cet article en particulier - la solution vient de Cegid (ici)... et c'est du SaaS (ici) !

3 - Pour quels bénéfices ?
Trois points mis en avant :
- "Difficile à évaluer précisément... mais il est certain que l'outil a nettement contribué à notre croissance... Visualiser l'activité en direct rassure et mobilise les équipes... Souvent cela remotive les vendeurs et la courbe remonte illico... "
- "Le contrôle à distance sert aussi à éviter les ruptures de stock... le responsable peut consulter immédiatement les réserves des boutiques alentour pour y envoyer un client ou demander le transfert de marchandise"
- "Dans les périodes de promotions, les vendeurs savent immédiatement s'ils peuvent accorder un rabais supplémentaire ou non... en fonction du stock et du nombre de gestes commerciaux... très utile pour tenir nos marges"

4 - Que faut-il en retenir
Vous avez vu qu'il est plutôt difficile de tirer un ROI sec de ce type de fonctionnalité (la BI en temps réel) mais il ne fait nul doute que Louis Pion en tire un bénéfice - ils y consacrent 0.5% de leur CA.
C'est un bel exemple pour encore illustrer que la première valeur de la BI réside dans le contrôle (cf mon billet sur ce sujet). J'avais cité mon professeur de contrôleur de gestion ""Le contrôle de gestion est formé des processus et systèmes qui permettent aux dirigeants d'avoir l'assurance que les choix stratégiques et les actions courantes seront, sont et ont été cohérents, notamment grâce au contrôle d’exécution... le contrôle d’exécution est formé des processus et des systèmes conçus pour garantir aux responsables que les actions qui relèvent de leur autorité seront, sont et ont été mises en oeuvre conformément aux finalités confiées tout en dispensant ces responsables de piloter directement ces actions"

Une des finalités du contrôle de gestion est à travers la mise en place de processus et systèmes de pouvoir modifier les comportements... nul doute que c'est le cas non ?

Et de réaffirmer que... la première valeur de votre BI est de pouvoir renforcer le contrôle de l'entreprise... et que paradoxalement, il n'y a pas de ROI sonnant et trébuchant avec cette fonction... mais elle est tout simplement indispensable ^^

jeudi 25 novembre 2010

Peter Drucker... et la BI

Un grand théoricien du management
C'est le 5ème anniversaire de la mort de Peter Ferdinand Drucker. Il est né en 1909 à Vienne en Autriche... à une époque où un ordinateur était encore une chimère... Dans son ouvrage "On the profession of management" de 2003, il y'a un chapitre particulièrement intéressant dont le titre est "The information Executives truly need" - Pour rappel, cet article a été écrit en 1995... cette année là, SAP sortait sa première version client / serveur... et BO sortait sa v3 !

Trois extraits choisis 

1 - "Depuis l'apparition des nouveaux outils informatiques, il y'a trente à quarante ans, les dirigeants ont à la fois surestimé et sous-estimé l'importance de l'information dans l'organisation. Nous - moi y compris - avons surestimé les possibilités offertes par l'information au point de penser que les modèles d'entreprises fournis par l'ordinateur pourraient prendre des décisions, voire gérer une grande partie de l'entreprise. Mais nous avons aussi énormément sous-estimé les nouveaux ; nous les avons considérés comme un moyen de faire mieux ce que les dirigeants faisaient déjà pour gérer leur organisation".


Peut-être est-ce le cas avec la BI non ? On a peut être surestimé les possibilités offertes en pensant que dataware, reporting, dashboard ou même balanced scorecard nous guiderait de façon quasi-automatique dans nos décisions. De la même façon, on a aussi peut-être sous-estimé les possibilités de la BI en ne sortant pas des sentiers battus... On revient sur l'influence de la BI sur les processus et les façons de faire.


2 - "Les changements majeurs commencent aussi à l'extérieur d'une organisation. Un détaillant peut posséder un grand nombre d'information sur sa clientèle. Mais quelle que soit sa réussite, ses clients ne représentent qu'une petite fraction du marché, la grande majorité étant des non clients. C'est toujours avec les non clients que les changements fondamentaux surgissent et deviennent significatifs"


La majorité des dataware sont sur des informations.... internes ! Les informations sur la concurrence, nos "non clients" sont rarement croisées avec nos informations internes. C'est à méditer ! Peut-être que les prochains datawares devront comporter des informations sur ces "non-clients" afin de les comparer avec ses propres clients.


3 - "L'entreprise qui émerge actuellement est conçue autour d'une ossature : l'information, à la fois le nouveau système d'intégration de l'entreprise et son articulation".


Une façon de ré-affirmer l'importance de l'information et d'un système décisionnel comme permettant de comprendre l'articulation et l'ossature de l'entreprise.

jeudi 18 novembre 2010

BI en mémoire et associatif...épisode III - Retour vers le futur ?

Bref retour en arrière...
De mes années de consultant chez SAP France, j'ai gardé la connaissance d'une bonne partie du modèle SAP. A droite, cela vous donne une idée du fatras sur les tables de la comptabilité !

Je crois bien que c'est comme ca depuis plus de 30 ans... On m'a raconté que c'était déjà comme ca dans SAP R2, celui qui tournait sur un mainframe à la fin des années 70... Et dans un mainframe, on va dire que l'organisation des tables est au bon vouloir du concepteur !

Reorganiser ces tables dans un datamart est une nécessité pour n'importe quel outil de reporting. Le modèle ci-dessus n'est pas vraiment un modèle en étoile avec vos KPI au milieu et vos axes d'analyses autour.

Le consultant multi-tâches... et la porte ouverte.
J'avais fait un article sur "next generation BI developer" (ici)... C'était en relation avec une consultante qui travaille toute seule sur un projet d'analyse des processus SAP depuis le panier d'achat jusqu'au paiement facture. Je lui ai donné les tables SAP brutes sorties directement de R3, une liste des KPI et axes d'analyses que je voulais avoir... et laisser la porte grande ouverte à la modélisation dans Qlikview. Elle est venue avec une proposition où elle "jetait" comme tel le fatras ci-dessus directement dans Qlikview avec très peu de modification.

Troublant la coïncidence non ?
A gauche vous avez un bout du modèle Qlikview !
Ca ressemble furieusement au modèle ci-dessus et pour cause ! Vous ne pouvez pas voir les noms mais je vous promet que ce sont les mêmes tables du modèle ci-dessus ou presque. Et de lui poser la question : "Tu as tous les indicateurs sur lesquels on s'était mis d'accord avec les axes d'analyse tout ca ?"... Et d'avoir l'agréable surprise qu'elle avait tout coché sur notre liste commune.

Associer les tables... et profiter des données en mémoire pour les calculs des KPI
En fait les tables dans SAP sont "logiques" d'un point de vue transactionnelle... elles stockent les faits et comme c'est un ERP, des liens (associations) existent entre certaines tables pour assurer l'intégrité de l'ensemble. Dans Qlikview, son point fort est sa capacité à associer des tables dans un ensemble cohérent et en plus de vous donner la possibilité de faire du calcul à la volée dans vos graphiques, tableaux pour vos KPI.

Quelque part à 30 ans d'intervalle... Ceux qui ont conçu le modèle de données SAP ne savaient pas qu'il serait quasi "parfait" pour être utilisé dans une technologique comme Qlikview capable d'associer des tables de tout domaine ensemble à partir du moment où l'on trouve le lien... Et de finir sur une image d'un film que j'ai toujours beaucoup aimé - peut être que Marty est revenu dans le passé pour influencer les concepteurs de SAP ;-)

mercredi 17 novembre 2010

BI et Web 2.0... Encore Google ;-)


J'ai fouillé dans mes archives aujourd'hui... pour vous retrouver la version de Google Finances fin 2008 (presque deux ans !). Bizarrement, le google finance d'aujourd'hui n'a plus certaines des fonctionnalités de l'époque... certainement par manque de contenu mais elle était vraiment très bien dans l'idée.

1. Un moteur de recherche comme outil de sélection
Vous cherchez un produit, un client... pas de sélection dans des menus... le moteur de recherche qui va vous laisser le droit à l'erreur d'avoir mal tapé le nom.

2 - Des liens vers les blogs
Je suppose que par manque de contenu, ils ont arrêté la fonctionnalité mais imaginez juste que vous ayez un ensemble de business analysts dans votre entreprise et que leur moyen de "communication" soit un blog interne où ils publient toutes leurs analyses... Une bonne façon de les motiver et surtout permettre un accès à tout manager de retrouver les analyses, du qualitatif !

3 - Le flux RSS de News
Votre produit est sorti à quelle date ? La concurrence a sorti son produit similaire quand ? Quand avez vous ouvert le nouveau réseau de distribution ? Bref tous les évènements dans une petite fenêtre qui vous permet de relier le graphique avec des "nouvelles"... J'en avais parlé mais le fait que ce soit un flux RSS permet une mise à jour facilité et surtout "copiable" dans d'autres outils (comme votre messagerie outlook 2010 par exemple).

4 - Le forum de discussion
Vous désirez ouvrir une discussion... poser une question... un billet sur le forum et laissez la communauté réagir à toute question. Stephen Brobst (le billet précédent) avait fait très justement la remarque... si le PDG d'une société regarde tout les matins le reporting... Tout le monde le regardera pour éviter toute question fâcheuse ;-)

5 - Gestion d'évènements 
Vous voulez savoir quand est-ce sortira le prochain reporting ? Revoir ce reporting lors de la prochaine sortie d'un nouveau produit ? Retrouvez les évènements futurs d'un seul coup d'oeil... importez les évènements intéressants dans votre calendrier !

Pour rappel... cet écran date de décembre 2008 !!

PS : suis totalement dans ma période Google... un des prochains billets sera sur Google Refine - Si vous avez raté le buzz, un lien ici... Je ne peux que vous recommander la première vidéo en particulier s'il vous arrive de nettoyer des fichiers (les exports SAP par exemple !).

mardi 16 novembre 2010

Stephen Brobst.... Génial et Unique

Le monsieur à gauche, c'est Stephen Brobst... Il est Chief Technology Officer de Teradata, un éditeur spécialisé dans les datawarehouse... Il faisait une présentation cet après midi lors du Teradata Users Group.

J'ai vu bon nombre de présentation sur la BI (dont ma rock star ici) mais Stephen Brobst est tout simplement génial et unique - Mon top 5 des idées extraites de sa présentation d'aujourd'hui.

1 - la petite phrase sur le premier slide  
En gros le titre "Evolving The Data Warehouse" mais... il y'a une petite phrase en bas du slide qui est "You've never seen your business like this before"...  Cette petite phrase le résume assez bien... on parle entrepôt de données mais c'est de business dont il va vous parler ! 

2 - "Data Warehousing is a process not a product"
Oubliez le produit, la technologie, les cylindres, les tera-octect... on parle d'un processus qui assemble et gère des informations... pour répondre à des questions du business dont la réponse est soit inconnue... soit impossible ! C'est la réponse à un problème du business... pas un problème de technologie !

3 - "Why do we call active data warehousing"
Et de le citer... "it is not about the data... it is about the action"... un data warehouse actif... c'est quelque chose qui vous permet de vous guider dans vos actions... Detecter l'évènement... décider de l'action... faire l'action au bon moment... 

4 - Des transactions... à l'interaction
Imaginez que vous soyez un fabricant de voiture... dans votre dataware, vous avez tous vos clients avec leur achats... le modèle, la date d'achat... tout cela représente les transactions effectuées avec vos clients. Le monde de demain verra des data warehouse sur les interactions du client avec le produit... Comment conduit-il sa voiture, combien de kilomètres... et de lui proposer le programme de maintenance adapté ou la révision adaptée !

5 - Celebrating success
Le succès d'un data warehouse, c'est son impact sur le business...Comme réduire le nombre d'appel à votre service client parce qu'on a cerné les raisons des appels... Faire tomber la fraude de % pourcent... C'est ce qui manque le plus aux projets BI... les success stories obtenues avec votre décisionnel !

Si vous voulez voir ce grand Monsieur "live"... une petite vidéo de lui ici.

dimanche 14 novembre 2010

BI personnelle... Powerpivot

Plus je le regarde... et plus il m'étonne !

Powerpivot... c'est quoi ?
C'est un addon offert gratuitement par Microsoft que l'on peut télécharger ici et qui va venir vous installer un onglet de plus dans votre Excel 2010 (pré-requis). Et d'un seul coup, c'est comme si Excel avait mis la cape de Superman et qu'il s'était transformé en quelque chose de 100 fois plus puissant ^^ En effet, dans ce nouvel onglet, on va pouvoir : charger des fichiers de sources différentes, requêter dans votre dataware préféré, de créer des liens entre ces sources de données, copier / coller votre petit référentiel personnel pour rajouter un axe d'analyse en plus.

Les données sont compressées au chargement pour pouvoir les avoir en mémoire. Elles ensuite requêtables via le bon vieux tableau croisé dynamique !

No limit ?
Mon jeu qui dure depuis plusieurs semaines est d'en trouver les limites... parce que c'est plutôt étonnant ! Mon plus gros fichier chargé fait 2.4 millions de lignes avec 20 colonnes... N'importe quelle filtre / recherche dans la table est instantannée mais le truc qui bluffe tout le monde, c'est le tableau croisé dynamique. La somme de vos 2.4 millions de lignes par jour... c'est soit instantané soit à peine 3-4 secondes. Et comme c'est dans Excel, vous pouvez y associer le graphique qui va bien. Il y'a une fonction "slicer" qui permet de déclarer des axes d'analyse comme "bouton" à sélectionner et filtrer les données... c'est aussi bluffant. Et cerise sur le gateau, quand vous sauvegardez le fichier Excel... les données de détail sont aussi sauvegardées. Vous pouvez ainsi communiquer et partager ce fichier Excel avec quiquonque ! Mon fichier texte qui faisait à l'origine 145 Mo... s'est transformé en un fichier excel 30 mo.

C'est l'utilisateur qui va être content...
Il y'avait déjà une tendance naturelle à ce que les utilisateurs puisse faire du décisionnel tout seul. Ils ont avec cet addon un très bel outil. On peut déjà pressentir un changement dans les rapports de force entre le SI et ses utilisateurs comme :

- Plus besoin de datamarts... je veux juste une base de données / un fichier avec les données brutes.
- Je deviens un décisionnel à moi tout seul via le partage de mes "cubes" via fichier Excel
- Plus besoin de projets longs et coûteux... je dois rendre mon analyse d'ici une semaine

Si cela ne vous a pas encore convaincu... retrouvez Julie de Microsoft, elle est redoutable dans sa démo de powerpivot (ca dure un peu longtemps mais très belle démo).



La BI personnelle vient de faire un grand pas... et de rappeler une conviction BI = Data + People ;-)

mardi 9 novembre 2010

Satisfaction client... et qualité des données


1 - La mesure de la satisfaction client
Le "American Customer Satisfied Index" est un indicateur économique qui mesure la satisfaction client pour toute l'économie américaine. 80 000 clients sont interrogés par an par secteur d'activité et entreprise. La méthodologie pour mesurer la satisfaction est toute simple :


3 questions sont posées autour de la satisfaction générale, la réponse aux attentes et la performance versus un idéal... on retrouve ainsi les attentes, la valeur perçue et la qualité perçue. On applique ensuite une formule mathématique  : ((Satisfaction-1)*.3885 + (Expectancy-1)*.3190 + (Performance-1)*.2925)/9*100 pour obtenir une note sur 100 égale à la satisfaction client !

Une idée de leurs résultats en suivant le lien ici

2 - Et la qualité de données dans tout ca ?
Vous pouvez avoir un plan, une méthodologie, un projet serré de qualité de données... si la satisfaction de vos utilisateurs internes n'est pas au rendez-vous, tout cela sera en vain... On peut alors se dire que ce n'est que de la perception... mais vous aurez de toute façon à rendre des comptes sur ce point. La première étape d'un projet qualité de données, c'est de mesurer la satisfaction client de façon périodique - Vous aurez ainsi une mesure de cette perception - mieux même vous pourrez :
- la comparer d'un groupe utilisateur à un autre... faire un certain nombre de bench pour voir si vous avez un consensus
- en utilisant la méthode ACSI pouvoir distinguer le déficit d'attente et la qualité perçue et en quoi elle influence la valeur de la satisfaction client au global.

PS : à comparer avec une approche "simple" vue sur le blog Decideo (ici)

samedi 6 novembre 2010

la récré du WE : 9ème épisode



Une petite vidéo qui retrace l'histoire de la société en deux minutes : ici

jeudi 4 novembre 2010

BI & Réseaux sociaux en entreprise : les prédictions du Gartner

La sortie de Cognos 10 fait le buzz actuellement (en attendant celle de BO4)... Je ne vais pas vous en parler plus que cela parce que 1 - juger un produit sans le voir n'a pas beaucoup d'intérêt 2 - ce blog ne parle jamais du marché... Je vous invite plutôt à retrouver l'article du Grand BI sur le sujet ici avec un excellent titre "Cognos 10 : IBM fait dans le social" !

Si cela fait autant le buzz sur Internet, c'est que cette version est marquée par son orientation "réseau social d'entreprise"... si vous allez sur le site d'IBM, il est clairement fait mention de Facebook et Twitter.

Cela me donne l'occasion des 5 "prédictions" du Gartner sur le sujet... Boule de cristal... dévoile nous tes secrets !

1 - By 2014, social networking services will replace e-mail as the primary vehicle for interpersonal communications for 20 percent of business users.
L'argument du Gartner est que les "communautés" de contacts peuvent être plus efficace que la messagerie... notamment pour l'identification d'expertise. Appliquée à la BI, on peut y voir plein d'usages possibles :
- Fédérer une communauté d'utilisateurs experts sur la qualité de données, les bonnes pratiques, etc..
- Diffuser des reporting ou analyses avec commentaires et échanges via un forum par thématique (cf cognos 10).


Le chiffre de 20% est quand même très très bas... 


2 - By 2012, over 50 percent of enterprises will use activity streams that include microblogging, but stand-alone enterprise microblogging will have less than 5 percent penetration.
Gartner ne croit pas à Twitter en entreprise... Et pourtant, imaginez un certain nombre de Business Analysts qui font des études à partir des outils BI - Imaginons qu'ils soient dans un twitter d'entreprise et que les autres personnes de l'entreprise "suivent" ces analystes... cela permet de suivre toutes leurs activités, découvertes, publications et surtout de le relayer via des "retweet" auprès de ceux qui vous suivent également... On le sait Twitter est un formidable (voir dangereux) instrument de relais de l'information.


3 - Through 2012, over 70 percent of IT-dominated social media initiatives will fail
Très certainement... Gartner considère en revanche que 50% des initiatives coté métier vont réussir ! Et Gartner le souligne également... il vient également un moment où si les solutions trouvent écho, il faudra un minimum d'informatique... Facebook ne tourne pas sur un pc de salon... et une solution isolée du reste de l'entreprise est problématique en terme d'adoption mais aussi de sécurité (les données de votre dataware, vos reporting peuvent-ils être à l'extérieur de l'entreprise ?).




4 - Within five years, 70 percent of collaboration and communications applications designed on PCs will be modeled after user experience lessons from smartphone collaboration applications.
Le point clé de l'adoption dess smartphones, c'est leur ergonomie et facilité d'usage... Quand on voit l'app store (cf mon billet), on se dit que le déploiement des  applications devrait être comme cela... L'app store serait aussi parfaite dans un contexte "déploiement" de rapport BI avec un système d'abonnement, un rating fait par les autres, la facilité de recherche, le fait d'avoir une pastille pour accéder à ses rapports...


5 - Through 2015, only 25 percent of enterprises will routinely utilize social network analysis to improve performance and productivity.
Intéressant mais pas sur que la CNIL nous laisse faire quelque chose comme cela... il serait intéressant de voir effectivement les "chemins" préférentiels de communication mais là on rentre dans un autre monde !