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lundi 23 août 2010

Self Service BI... ?

Sur votre droite, voici à quoi va ressembler votre nouveau département BI quand vous l'aurez transformer en self-service !

Je rebondis en fait sur un article de Wayne Ekerson qui décrit comment arriver au nirvana (pas moins) d'une BI selfservice...

Rien d'extraordinaire mais pour rappel :

1 - Une BI adaptée à son public en fonction que vous êtes un casual utilisateur ou un hardcore analyste
2 - De l'importance de l'implication de l'IT dans le jusqu'au bout d'une solution BI (yc les reporting)
3 - Créer un réseau de super utilisateur (qui vont créer les rapports self services)
4 - Libérer et gérer ces super utilisateurs (leur donner les meilleurs outils tout en optimisant leur production)
5 - Évangéliser les managers à utilisateurs des rapports tout fait plutôt que d'en créer d'autres


Je n'y crois pas trop au self-service... et plus largement à la BI en portail d'entreprise où l'on trouve à l'intérieur des rapports (pleins - trop ?) qu'on vient "consommer" en fonction de ses besoins... pour continuer l'image du self, pourquoi je vais porter mon plateau alors que j'ai mon rapport powerpoint dans ma boite mail !

Ce qui est intéressant, ce sont les 5 points que je "dérive" un peu autrement

La BI pour utilisateur casual... ou le problème du nombre d'outils
Dans une étude de Microsoft trouvable ici, vous avez slide numéro 16 le temps moyen par activité et outils - on voit que l'activité "analyser" représente 27 minutes du temps et qu'en premier les personnes utilisent Excel et Access - et en deuxième un logiciel métier. Autant dire que s'il me faut 15 minutes pour avoir mon reporting en accédant à un outil web compliqué... c'est déjà mort. Et l'étude de rappeler que l'email est utilisé pour presque tout... la réponse est certainement de coté là. Les mots clés sont messagerie, push, recherche...

La responsabilité de l'IT
200% d'accord sur le fait que la solution doit être de bout en bout - la mise à disposition des données ou l'ouverture de service sont loin d'être suffisants. Il faut regarder au bout du bout le résultat et force est de constater que c'est un slide powerpoint dans une messagerie. Il faut absolument décloisonner la BI si on veut qu'elle prenne beaucoup plus. Les sujets "gestion de contenu", collaboration et communication doivent faire partie d'une solution de BI complète.

Du super utilisateur... à l'expert façon web 2.0
Le plus grand apport du Web 2.0 est que la fonction "écriture" a permis de voir des gens sortis de nulle part apporter quelque chose à la communauté. Vous avez un souci avec votre matériel informatique ou votre téléphone portable - vous trouverez 10x plus de choses coté forum et communautés que n'importe quel service client. Plus que les repérer, il faut leur donner des moyens d'expression et des possibilités de se mettre en valeur. Plus que le rapport produit, ce qui est intéressant, c'est de capturer sa connaissance des données, ses explications sur les variations. Plus que le rapport, ce sont les commentaires qui ont du sens !

La régulation de la communauté
Communauté = modérateur. Il n'existe aucune communauté sans modérateur. Il faudra trouver qui mais c'est une fonction essentielle - quelqu'un devrait pouvoir retirer des commentaires ou des rapports erronés tout simplement. Autre fonction, il faut permettre le rating. Un rapport produit par untel devrait être raté par les utilisateurs en terme d'utilité et de pertinence. Cela permettrait de réguler très fortement la production. Le super utilisateur aura tendance à s'occuper des rapports qui marchent bien plutôt que ceux jamais accédés et jugés inutiles. De ce point de vue le système de notation est un redoutable outil !

La fonction "recherche"
Si l'on veut que le manager utilise des rapports tout fait... encore faut-il qui puisse les trouver. On en revient encore à la gestion de contenu et à l'importance d'un moteur de recherche mais qui ne se contenterait pas de retrouver un rapport mais aussi qui l'a fait - quels sont les commentaires qui ont été faits - le rating.

SAP BO propose quelque chose comme ca - mais ca reste encore très axé sur le contenu du rapport. La question est ne faudrait-il pas regarder du coté des éditeurs spécialistes de ce sujet et en particulier du coté de l'open source... A suivre

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