mercredi 22 décembre 2010

Location Intelligence

Location Data + Business Intelligence = Location Intelligence

"Location Intelligence is the capacity to organize and understand complex phenomena through the use of geographic relationships inherent in all information. By combining geographic- and location-related data with other business data, organizations can gain critical insights, make better decisions and optimize important processes and applications. " (Wiki).

Ce n'est pas nouveau... depuis le début, il y'a toujours des démos de la part des éditeurs BI qui combinaient des cartes et des données ! En revanche, je ne me rappelle pas d'un retour client ou de success story. Et pourtant...

Toutes les entreprises concernées ?
Si vous vous trouvez dans l'un de cas de figure, le sujet devrait forcément vous intéresser :
- Vos marchés actuels ou futurs sont liés à des zone géographiques et vous cherchez à examiner le "potentiel" d'une zone géographique (population, concurrence, ) versus votre présence actuelle.  
- La notion de couverture géographique de vos ressources est clé dans le succès de votre entreprise (force commerciale, boutiques, logistique, service client et SAV, etc...).
- Votre organisation est par zone géographique et le suivi et le benchmarking des indicateurs de performance est un outil de pilotage de l'entreprise.

Franchement, je n'ai pas trouvé d'entreprises qui ne soient pas concernées... 


Le schéma ci-dessous résume assez bien l'intérêt... d'une simple carte, on y ajoute la démographie, les territoires (votre organisation), votre niveau de présence et celui de la concurrence !

Vous me direz... J'ai déjà les données dans mes rapports par zone géographique... Et de vous livrer 5 bonnes raisons d'investir dans ce type de solution :

1 - L'information à l'adresse devient... exploitable
L'information à l'adresse postale dans un tableau, cela n'a pas beaucoup de sens mais sur une carte... et en plus vous allez hériter de toute l'information département, région, pays sans rien faire ! 

2 - Des regroupements à l'oeil nu 
Mieux encore, vous pourrez voir des "zones" se former... Par exemple, tous vos clients ADSL ont fait une requête sur leur boitier... Vous pourrez optimiser l'intervention sur site en voyant les incidents par "zone" et envoyer un seul technicien sur site !

3 - La superposition des couches
Vous avez vu le graphique ci-dessus... dans un tableau, cela serait totalement confus d'y mettre la démographie et votre présence... sur une carte, c'est tout à fait lisible... que ce soit pas des zones couleurs (densité) ou des icônes. 

4 - Près de... Loin de

C'est quelqu'un qui travaille avec moi qui m'a soufflé ce point - Dans un tableau, vous verrez les régions, les villes... mais ce qu'apporte la carte, c'est de voir cette notion de "près de... loin de". Vous verrez ainsi si deux villes sont éloignées l'une de l'autre - c'est une information en plus que l'on ne peut pas représenter dans un tableau. La carte apporte "naturellement" une information de plus.

5 - Le calcul des distances en reliant des points par un trait.
Je crois que DHL est capable de vous donner les "étapes" d'un colis... cette information sous forme de tableau gagne d'un coup une autre visibilité quand elle est représentée sur une carte avec un trait qui relie les différentes étapes avec pour chacune le jour concerné. Vous pouvez voir d'un coup le délai versus la distance parcourue !

Quand on met tout cela bout à bout, ce n'est pas étonnant de voir plus d'applications de "Location Intelligence" ?

PS : Si vous me demandez quelle est la meilleure application décisionnelle du monde... quelque chose qui est en temps réel, capable d'exploiter plein de données très rapidement et qui vous guide à prendre les bonnes décisions... 


lundi 20 décembre 2010

La boite de Pandore...

Petite pause dans la publication de billets mais pour tout dire, je suis en plein doute ! La faute au monsieur de droite... Il s'appelle Shawn Rogers - c'est un éminent analyste avec un cv long comme une soirée d'hiver... Il était de passage au forum Decideo où il a présenté deux sujets : le SaaS et le Social Media Analytics.

1 - Social Media Analytics ou pourquoi Facebook vaut 33 milliards !
L'analytique des réseaux sociaux... et Shawn Rogers de nous proposer une définition " Leveraging the data from social media and networking sites into enterprise systems to better serve customers and processes ". Oui, vous avez bien lu... avec l'analyse des réseaux sociaux, vous allez pouvoir améliorer la satisfaction client et vos processus ! Et de nous expliquer que l'analyse des réseaux sociaux va permettre de capter l'opinion des personnes, connaître leur géolocalisation (facebook sur un mobile, c'est quelque chose !), leurs activités ou comportement, les contenus qu'ils gèrent (photos et vidéos) et surtout les relations qui existent entre ces personnes !

Mais comment accéder à ces informations me direz-vous... la réponse est simple et tient en trois lettres : API. C'est à dire un petit programme informatique qui va permettre d'interroger l'énorme base de données de Facebook, Twitter et autres géants des réseaux sociaux !!

Vous doutiez de l'avenir financier de Facebook, de penser qu'ils nous mettraient de la publicité partout pour rentabiliser leur audience... Le jour où Facebook vendra l'accès à sa base de données... le monde tremblera ! Et à commencer par les instituts de sondage totalement dépassé avec leur questionnaire sur 1 000 personnes... mais peut être également votre superbe Dataware avec des données client absolument ridicule au regard de la base de Facebook qui elle peut aussi vous éclairer sur la concurrence et vos "non-clients" !!

2 - Mais comment traiter toutes ces informations ?
Je reprend les chiffres données par Shawn Rogers lors de sa présentation... Twitter, c'est 150 millions de personnes et 90 millions de messages par jour... Il va être difficile de traiter tout cela sur votre serveur d'entreprise. Et là, il faut se rappeler du premier thème traité par Shawn Rogers... le SaaS ! 

Disons le tout net... s'il faut des capacités énormes pour traiter ces informations, il y'a de fortes probabilités que des sociétés préféreront aller voir des sociétés de services qui mettront à disposition le résultat. D'autant que vous l'aurez compris, ces données sont.... extérieurs à l'entreprise concernée !

Le Data As A service pourrait dans le contexte où l'analyse des réseaux sociaux serait au coeur de l'analyse client comme une réponse évidente !

3 - Ouvrir la boîte de Pandore ?
Jusqu'à présent, la Business Intelligence c'était quoi ? Collecter les données au sein de vos différents systèmes d'information afin de mieux comprendre votre business, vos clients et vos processus.... Si les données qui vous permettent cela ne sont plus dans vos systèmes d'information et que de plus pour traiter une telle volumétrie, il vous faudra passer par des acteurs spécialisés... Cela pourrait changer totalement la donne de la Business Intelligence en entreprise !! Je ne parle pas du reporting et du pilotage de votre activité mais je parle de l'énorme entrepôt de données qui contient les données très fines de vos clients et où les investissement ont été conséquents. Et où et je me répète... vous n'avez "que" vos données clients et pas celle de la concurrence par exemple.

Et je me dis que je ne serai pas étonné de voir "surgir" dans ces prochaines années des sociétés de Business Intelligence d'un genre totalement différent avec des services comme :
- un dataware client à partir des données de réseaux sociaux 
- des capacités de traitement de ces données grâce à une plateforme technique adaptée payable à la seconde de traitement
- des représentations graphiques adéquates pour visualiser toutes ces données
- des études sur la perception de votre nouveau produit 
- etc...

Quand je vous dis qu'il m'a "perturbé" avec sa présentation !!

mercredi 15 décembre 2010

StoryTelling... et la BI

Le StoryTelling (cf la définition de Wikipedia) est une méthode utilisée en communication basée sur une structure narrative du discours qui s'apparente à celle des contes et des récits... Selon Steve Denning qui a théorisé le Storytelling en communication aux États-Unis et qui en est le représentant le plus connu, on se basait traditionnellement sur une trilogie "reconnaissance d’un problème / analyse / préconisation d’une solution". Cette façon de voir a désormais atteint ses limites avec le public moderne, souvent très blasé par rapport à la communication classique. Le Storytelling lui substitue une nouvelle trilogie : "capter l’attention / stimuler le désir de changement / et (dans un dernier temps seulement), emporter la conviction par l’utilisation d’arguments raisonnés"

Le projet Crescent de Microsoft est un nouvel outil décisionnel qui devrait permettre de faciliter le storytelling à partir de données BI. Je vous conseille l'excellent article de Philippe Nieuwbourg (ici). Il explique notamment que Powerpoint est incontournable... totalement d'accord avec cela (cf mon post sur l'art de la présentation).

C'est assez en concordance avec des fonctionnalités de navigation que l'on voit dans des outils BI qui n'existaient pas encore il y'a deux ans... Une revisite de ces fonctionnalités sous un angle "storytelling".

La fonction Précédente - Suivante
Classique dans un browser internet, elle peut être utilisée pour avancer - reculer dans une "ligne temporelle"... vous avez sélectionner tout d'abord une année... un trimestre... un deuxième et ainsi de suite... jusqu'à l'année suivante. Avec ces deux boutons, vous pourrez ainsi naviguer très facilement dans cette succession de sélection pour raconter une histoire ou une évolution.

La gestion des favoris
Toujours hérité du browser internet, cette fonction peut être une vue comme un "chapitre" de chaque histoire... Vous ne suivez plus une ligne mais vous passez d'un "chapitre" à un autre de l'histoire. Chaque "favori" correspond au résultat d'une sélection particulière qui permet de zoomer sur une "découverte" ou une situation à mettre en valeur.

La gestion des feuilles
Imaginer que ce ne sont plus des feuilles ou onglet... mais la scène ou décor particulier de l'histoire... Votre décor va être composé de certains objets graphiques qui vont avoir une fonctionnalité ou un rôle particulier dans l'histoire. En passant d'une feuille à une autre... ce sont les mêmes données ("acteurs") mais vus dans un décor différent... Je bénis celui qui a eu l'idée de pouvoir charger n'importe quel image en fond de la feuille dans un outil BI... L'imagination devient la seule limite à la personnalisation de votre application !

PS : un dernier mot ou plutôt un livre sympa sur le sujet par Steve Denning (le référant sur ce sujet) ici

jeudi 2 décembre 2010

NO SQL !

7 raisons de s'y intéresser

NoSQL (« Not Only SQL ») est une technologie relative aux bases de données, qui a émergé à partir du printemps 2009. Le terme se réfère au stockage non relationnel de données en vue d'améliorer les bases de données dans une direction nécessitant une évolutivité horizontale. NoSQL tente de répondre à cette exigence.

1 - C'est ce type de base de base de données qui est utilisé par Facebook, Twitter... On va dire qu'ils ont "un peu de volumétrie" (voir Cassandra ici) mais aussi par Google, Amazon et autres grands acteurs du web qui génèrent de forts volumes.

2 - Ils gèrent des quantités importantes d'information rapidement en utilisant un "cluster" de serveurs - ce partage permet vitesse et fiabilité. De façon résumé, les données sont triées et chargées en mémoire sur les différents clusters - ce qui forme un "pool" de données accessible de façon quasi instantanée !

3 - C'est open source... (testable +  pas de coût de licence initial)

4 - C'est innovant d'un point de vue marketing - ce petit coté mouvement révolutionnaire (voir ici)

5 - C'est inconnu.... 44% des directions informatiques ne connaissaient pas ces bases de données

6 - Cela tolère un modèle de données "non structurée"

7 - C'est plein de nouveaux acteurs... Cassandra, CouchDB, MongoDB, Membase... peut-être le futur Oracle se trouve dans l'un de ces 4 ;-)

Edit du 22/12 : NoSQL remplace MySQL pour le web (ici)

BI en mémoire et associatif...épisode IV - la comptabilité "associée" à d'autres modules ?

1 - SAP vs Oracle... 
Vous vous dites qu'il n'y a qu'une façon de tenir une comptabilité analytique pour analyser vos coûts et revenus... En fait, il y'a deux visions totalement opposées sur ce sujet entre SAP et Oracle (yc PeopleSoft)... La vision "américaine" repose sur une notion de clé flexible... c'est à dire qu'on va choisir le pays, le produit, la typo, etc... Ces différentes zones sont presque illimitées et totalement modulable en fonction de vos métiers ou spécificités... Tous les caractères composent cette clé qui est flexible !
Dans SAP, c'est totalement différent... vous créez des objet d'imputation analytique (le code n'est pas signifiant généralement)... et pour chaque écriture, vous sélectionnez l'objet en question. Ce n'est pas flexible au sens que vous devez à priori définir l'ensemble des objets nécessaires !

Vous allez me dire... c'est drôlement mieux la clé flexible... Pas tout à fait, en pratique, il y'a une probabilité forte que votre comptabilité analytique clé flexible soit à peu près n'importe quoi... les gens trouvant cela trop compliqué d'imputer correctement et donc tout fini souvent sur Non Applicable ou une valeur par défaut. Et puis, l'un des apports de la vision analytique de SAP, c'est le caractère hiérarchique... A une nature de coûts est associé une activité ou un projet... qui concerne une business unit... qui est rattaché à un centre de coûts... sur lequel, on a un nom d'un responsable (que l'on retrouve en standard sur tout état de comparaison budget versus réel)...


Ca ne protège pas du n'importe quoi... mais ca le freine considérablement (le bénéfice du "à priori") !  Et vous avez de façon "standard" une vision de vos coûts et revenus comme cela :
- Nature de la dépense
- Destination de la dépense (activité, projets, centre de coûts)
- la Business unit concernée
- ... un responsable !

En revanche, on va vous jeter des pierres quand il sera demandé une comptabilité analytique par produit, zone géographique, responsable commercial... et tout autre axe qui sont pertinents dans votre analyse de vos résultats (croyez en quelqu'un qui a fait souvent cet exercice "d'expliquer" SAP à un directeur financier !)... et de coller définitivement une image à SAP du "truc" pas flexible !!

2 - Associer votre comptabilité SAP avec... les autres modules !
Pour cela, vous devrez avoir votre comptabilité à la ligne d'écriture mais il vous "suffira" juste de l'associer avec par exemple votre module achat... pour toutes les lignes où le module achat est à l'origine de l'écriture  et ainsi décloisonner votre comptabilité en récupérant les informations suivantes
- Par fournisseur avec tous ses attributs,
- Une vision selon votre nomenclature achat,
- Par acheteur, contrat d'achat éventuellement,
- des quantités,
- des prix unitaires
- etc... tout ce que vous pourrait trouver dans votre module achat finalement

Vous pourrez faire de même avec votre module ventes, stocks, gestion de la production... et enrichir ainsi votre comptabilité SAP tout en gardant sa structure de base... Réconcilier ainsi vue financière et vue opérationnelle sans alourdir votre comptabilité mais en "l'associant"... et ainsi tirer le bénéfice d'un ERP intégré. Le coté BI in Memory vous permettra de faire tous les calculs à la volée que ce soit de l'agrégation ou du calcul de KPI - Vous n'aurez jamais vu votre comptabilité comme cela... pour reprendre le slogan.

J'ai remis une image trouvée sur le site de Qlikview pour le lancement de la V10... c'est la même idée déclinée sur le client.